Exécution du professeur Djalali : le chantage iranien 



Mauvaise nouvelle d’Iran : l’exécution du professeur Ahmadreza Djalali ne serait plus qu’une question d’heures ou de jours. Djalali est devenu le pion d’un jeu lugubre qui se déroule au plus haut niveau.


Mardi dernier, la femme du médecin urgentiste irano-suédois avait tiré la sonnette d’alarme après avoir reçu un appel téléphonique d’adieu de son mari. Djalali était professeur invité à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) lorsqu’en avril 2016, à l’occasion d’un séjour dans son propre pays, l’Iran, il fut arrêté pour espionnage et complicité dans le cadre de l’assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien. Après un simulacre de procès en 2017, il fut condamné à mort. Après trois ans d’enfermement dans des conditions épouvantables, le professeur Djalali, fortement affaibli, a été transféré hier à la prison de Karaj, où ont lieu les exécutions.

La semaine dernière, le parlement flamand a voté à l’unanimité une résolution visant à demander de ne pas procéder à l’exécution. En 2017, c’était la Chambre qui s’était réunie pour demander de gracier le professeur. Mais la République d’Iran n’a pas semblé, pour le moment, vouloir prêter attention à l’énorme pression internationale. Djalali est devenu le pion d’un jeu lugubre qui se déroule au plus haut niveau.

Vendredi passé, un procès a débuté à Anvers contre quatre Iraniens La Justice belge les soupçonne d’avoir planifié un attentat contre un grand rassemblement de l’opposition iranienne à Paris. Les principaux protagonistes, à savoir un couple belgo-iranien résidant dans le district anversois de Wilrijk, furent interceptés en juin 2018 à Bruxelles, avec, dans leur coffre, une bombe puissante dissimulée dans une trousse de toilette.

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4.12.20

Istacec

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