Face au populisme, l’élasticité des démocraties




L’épreuve du réel, voilà ce qui provoque le « burn-out » des démagogues. Dans un monde ouvert et globalisé, leurs fake news sont vite éventées et leurs idées courtes encore plus vite dépassées.





Le populisme est soumis aux lois de la physique. Ainsi, il ne suffit pas de piétiner le « système » pour l’écraser. Après avoir subi une contrainte, cette structure, plus robuste qu’il n’y paraît, finit par reprendre sa forme originelle. En Italie, Matteo Salvini vient de faire l’expérience de cette résistance des matériaux. Lui qui pensait l’heure de la Ligue venue a sous-estimé la ductilité d’un vieux parlementarisme pas si vermoulu. Il a suffi d’un renversement d’alliance aboutissant au rapprochement du Mouvement 5 Etoiles et du Parti démocrate pour éloigner la perspective d’élections anticipées qui auraient pu voir triompher l’ancien ministre de l’Intérieur antimigrants.

Aux Etats-Unis aussi, le système démocratique – dans ce qu’il a de plus respectable – pourrait bien prendre sa revanche. Face à Donald Trump, le favori des sondages est, pour l’heure, un parfait représentant de l’establishment : Joe Biden, 76 ans, sénateur du Delaware pendant trente-six ans et ancien vice-président de Barack Obama. Un cheval de retour dont Trump ne fera qu’une bouchée ? Pour l’heure, contre toute attente, tous les sondages donnent « Uncle Jo » vainqueur en 2020. Ce modéré est perçu par l’électorat démocrate comme l’antidote aux dérangements de l’ère Trump. C’est déjà une indication.

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10.09.19

Istacec

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