Faisons-nous face à la « sixième extinction » ?






Pour bon nombre de scientifiques, la vitesse dramatique à laquelle s’éteignent les espèces animales et végétales achemine la Terre vers la « 6e extinction », la dernière extinction en date ayant fait disparaître… les dinosaures. Mais le constat ne fait pas l’unanimité.




60% des populations d’animaux sauvages ont disparu en 40 ans. Ce chiffre sidérant a été annoncé par un rapport du WWF d’octobre 2018. Basé sur le suivi de plus de 16.700 populations (4.000 espèces) de vertébrés sauvages – mammifères, poissons, oiseaux, reptiles et amphibiens, celui-ci annonçait également des bilans par zones dont celui, effrayant, de l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, où le nombre de vertébrés sauvages a subi une perte de 89%. « Les espèces n’ont jamais décliné à un rythme si rapide, qui est aujourd’hui 100 à 1 000 fois supérieur à celui calculé au cours des temps géologiques », assure le WWF.

Le 4 mai dernier, l’IPBES, surnommé « le GIEC de la biodiversité », rendait son verdict, portant cette fois sur la totalité des espèces : sur les 8 millions d’espèces animales (vertébrées et non vertébrées) et végétales dénombrées sur la planète*, jusqu’à 1 million seraient menacées d’extinction, « dont de nombreuses au cours des prochaines décennies ». Le coupable est connu : les « actions humaines » ont « significativement altéré le fonctionnement [des écosystèmes] dans la plupart des endroits du globe ».

Pour bon nombre de chercheurs, la synthèse de l’IPBES, la plus importante réalisée sur l’état de la biodiversité depuis 2005, tout comme le rapport du WWF sur les animaux sauvages, sont les preuves accablantes qu’un phénomène est en cours : la 6e extinction de masse. Mais que désigne exactement cette formule ?

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11.08.19

Istacec

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