Ferroviaire. Les Britanniques vont-ils renationaliser le rail ?




Les opérateurs de trains privés sont sous le feu des critiques alors que les retards s’accumulent et que leur fiabilité s’effondre. Résultat, de plus en plus de lignes retombent dans le giron du public.


 

Les habitants du nord de l’Angleterre qui prennent quotidiennement le train pour se rendre à leur travail ont passé une année exécrable. Entre octobre 2018 et octobre 2019, à peine un peu plus de la moitié des trains de Northern Rail sont arrivés à l’heure. Comme on peut s’en douter, la satisfaction de ses usagers a été beaucoup plus basse que celle des usagers des autres compagnies.

Le 29 janvier, le gouvernement a perdu patience et a annoncé que la concession des lignes de Northern Rail serait retirée à leur exploitant privé, Arriva, le 1er mars, soit cinq ans avant la date prévue. Le service sera désormais assuré par un “opérateur de dernier recours”, en l’occurrence une entreprise publique, qui agira en toute indépendance et jusqu’à nouvel ordre. La ligne East Coast Main Line, qui relie Londres à Édimbourg, avait connu le même sort en 2018, et elle est toujours gérée par le ministère des Transports.

La détérioration du service et de la fiabilité des trains a fait du transport ferroviaire un problème politique brûlant. Plus de 50 % des Britanniques sont aujourd’hui en faveur d’une renationalisation de l’intégralité du secteur, et les défaillances de Northern Rail ont irrité les électeurs du nord de l’Angleterre, notamment dans les circonscriptions tombées dans l’escarcelle des torys [le parti conservateur britannique] pour la première fois aux législatives de 2019.

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23.02.20

Istacec

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