Fin de l’obligation de vote : casser le thermomètre pour ne pas voir la fièvre









La fin de l’obligation de vote est  un des sujets qui a divisé  les négociateurs  flamands. Abandonner l’obligation de vote ne résoudra pas le rejet de la politique par une partie de plus en plus large de la population. Cela laisserait au contraire au bord du chemin ceux qu’il faut impérativement intégrer au grand débat démocratique. Cela revient à récuser le malaise de la représentation politique qui étreint les citoyens.



Bien entendu, la levée éventuelle de l’obligation de voter ne concernerait que les électeurs flamands de Flandre ou les électeurs francophones des communes à facilités situées en Flandre, et uniquement bien entendu pour les élections communales et provinciales. La future coalition créerait de facto deux catégories de Flamands : ceux obligés de voter partout, domiciliés dans les 19 communes bruxelloises et les autres.

Chez nous, le vote est obligatoire depuis l’instauration du suffrage universel plural en 1893. Obliger d’aller voter, dans l’esprit du législateur, revenait notamment à contraindre ainsi les patrons à ne pas empêcher leurs ouvriers de se rendre aux urnes. Dans les milieux catholiques, la mesure était également perçue comme un incitant pour pousser les milieux ruraux, éloignés du débat politique et des forces anarchistes ou socialistes, à aller voter malgré tout… juste après la messe !

Progressivement, l’obligation de vote est devenue l’exception en Europe. En Belgique, l’Open VLD et ensuite la N-VA militent pour la suppression de cette obligation.

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30.09.19

Istacec

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