Fiscalité des multinationales : taxer enfin le numérique







L’OCDE a formulé, mercredi 9 octobre, une série de propositions pour taxer les grands groupes qui opèrent dans le monde entier et échappent actuellement à l’impôt grâce à des techniques d’optimisation. Il était temps !





Utopique il y a quelques mois encore, la réforme de la fiscalité des grands groupes s’accélère enfin avec une série de propositions formulées, mercredi 9 octobre, par l’Organisation de coopé­ration et de développement économiques (OCDE). Il était temps ! La façon de taxer les multinationales n’a pratiquement pas évolué depuis un siècle. La mondialisation puis la numérisation de l’économie ont permis à ces sociétés de mettre en place, en toute légalité, des stratégies extrêmement efficaces d’évitement de l’impôt. Revoir les règles du jeu est une urgence pour remettre de l’équité fiscale dans un système dont les Etats ont fini par perdre le contrôle, provoquant l’exaspération des opinions publiques.

Le diagnostic de la situation ne souffre pas de contestation. Comment se satisfaire de voir 60 des 500 plus grandes entreprises américaines ne payer aucun impôt, alors même qu’elles ont cumulé en 2018 plus de 70 milliards d’euros de bénéfices ? Comment rester sans réaction face à la centaine de milliards de dollars qui échappent aux pays en développement du simple fait que les multinationales déclarent leurs profits dans des paradis fiscaux et non là où elles exercent concrètement leur activité ? Comment trouver normal que ces Etats confettis et opaques concentrent 40 % des bénéfices de ces grands groupes

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11.10.19

Istacec

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