La France, accusée d’avoir réarmé les génocidaires rwandais


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« En fait, l’ordre est de remettre au pouvoir le gouvernement que nous avons toujours soutenu. Un scénario classique dans la Françafrique. Ce n’est pas la peine d’avoir fait Saint-Cyr, à notre arrivée au Rwanda, pour comprendre que ces gens commettent des crimes de masse. Lorsque l’opération créée une ‘zone humanitaire sûre’ pour permettre aux génocidaires de passer vers le Zaïre voisin, on est très mal à l’aise. »


Cest une bombe qu’a lancée le dernier numéro de la revue XXI, paru le 28 juin, avec son enquête sur les crimes commis par la France en Afrique. Au sommaire, la revue revient sur trois exemples. Tout d’abord, le massacre commis au camp de Thiaroye au Sénégal en 1944 à l’encontre de « tirailleurs », et qui a fait l’objet en 1988 d’un film du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène, interdit en France pendant dix ans. Ensuite, l’agenda caché de la France, qui a poussé en vain à une sécession d’une partie du Nigeria, sous couvert de mission humanitaire au Biafra. Et puis son rôle en 1994 au Rwanda, qu’on savait déjà plus que problématique, mais qui s’avère carrément scandaleux et criminel.

Patrick de Saint-Exupéry, ancien reporter au Figaro et fondateur de la revue XXI, jette un nouveau pavé dans la mare. Le journaliste est réputé pour ses enquêtes sur le rôle de la France au Rwanda, un pays qu’il a couvert et sillonné durant le génocide des Tutsis — entre 800 000 et 1 million de morts entre avril et juin 1994.
La suite ici : La France accusée d’avoir réarmé les génocidaires rwandais

2.07.17

Istacec

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