Gênes.  L’ultralibéralisme reflète la nature humaine : court-termiste et égoïste



 

 

 

C’est dans la même logique que nous gérons aujourd’hui notre parc de centrales nucléaires. Tant qu’il n’y a pas d’accident, le risque est confortablement mis entre parenthèses. On a prolongé leur vie de 10 ans, puis de 10 ans encore, leur assurant une durée de vie hors-sol, décollée du cahier des charges d’origine – que l’on n’exhumera jamais des archives.

 


Le pont Morandi de Gênes était condamné à s’écrouler car il n’avait pas été conçu pour le trafic actuel, ni pour exister plus de 50 ans – nous en sommes à 51 ! Si l’on ressortait son cahier des charges d’origine, on verrait non seulement qu’il a dépassé son espérance de vie mais aussi qu’il dépassait ses capacités physiques et matérielles.

On veut nous faire croire qu’il aurait suffi d’un ripolinage, d’une meilleure maintenance, alors que de par sa conception, un pont à chevalets et à haubans datant des années 60 ne pouvait pas supporter une autoroute contemporaine avec son trafic démultiplié et des véhicules souvent deux fois plus lourds qu’autrefois. On cherche à nous faire croire que l’on peut assurer une vie éternelle à un investissement qui en l’occurrence était sous-dimensionné. Le coût du blocage du pont aurait été trop important et on a donc mis dans la balance (nos politiques, mais avec notre assentiment tacite) un risque qui a fini par se matérialiser, avec le coût financier qui aurait résulté du blocage d’un nœud routier international. C’est là la politique de nos temps ultralibéraux ou le moindre-coût fait loi, censé prévaloir même – comme on l’a constaté hier – sur les lois de la physique.

La suite ici  :Gênes – L’ultralibéralisme reflète la nature humaine : court-termiste et égoïste, par Jean-Baptiste Auxiètre – Blog de Paul Jorion

17.08.18

Istacec

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