Georges-Louis Bouchez va-t-il réussir à échouer ?




Georges Louis Bouchez a dit un jour d’ailleurs « Le seul défaut de la Belgique, c’est qu’il n’y a pas d’élection présidentielle ». En politique Française, la solitude c’est le prix à payer pour prendre le pouvoir. En politique belge, c’est l’inverse. L’opposition, c’est le prix de la solitude. 


La formule de la démission refusée, donne une dernière chance à la Vivaldi et à Georges-Louis Bouchez. Vu la configuration, les libéraux francophones n’auront pas beaucoup d’autres choix que de se montrer plus conciliants. Un baron libéral me disait hier : « On va devoir se coucher sur tout« , sur les dossiers et sur le casting. Il est bien probable que le 16 rue de la loi, les gros ministères soient déjà perdus. Georges-Louis Bouchez n’a plus grand-chose à gagner, il doit surtout éviter de tout perdre. Si le MR échoue au fédéral, il échouera aussi en région, le message a été envoyé comme il se doit par les socialistes mais aussi par les écologistes.

Comment Georges-Louis Bouchez en est-il arrivé là, dans une situation aussi inconfortable ? Comme tous les autres partis, le MR pousse son avantage le plus loin possible pour obtenir un accord de gouvernement favorable. Et son avantage est plutôt confortable. Il dispose de 7 postes au gouvernement. C’est ce qui explique sans doute la méthode de négociation choisie par les libéraux. Le MR a tout misé sur la négociation politique finale, en désinvestissant le travail préparatoire dans les groupes de travail. Aujourd’hui les libéraux se retrouvent à devoir jouer en défense sur tous les points ce qui agace évidemment beaucoup les autres partenaires.

Mais cela n’explique pas tout. La journée d’hier a aussi démontré une grande faiblesse de Georges-Louis Bouchez, c’est sa détestation grandissante par la Flandre. Détestation, il n’y a pas vraiment d’autre mot. Il faut sans doute remonter à Joëlle Milquet pour trouver un politique francophone qui à une si mauvaise image au Nord. Et encore, Georges-Louis Bouchez est parvenu à faire beaucoup mieux qu’elle. Voilà le MR, le parti qui est idéologiquement le plus proche des thèses libérales majoritaires en Flandre, le MR qui est le parti qui gouverne avec le VLD et le CD&V, le parti qui à le plus de réseaux avec la N-VA, voilà le MR parvenu donc à se mettre le nord à dos. Et pas un petit peu.

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23.09.20

Istacec

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