« Gilets jaunes » : un cas d’école de la polarisation du débat public


polarisation

 

Sur les réseaux sociaux, les publications les plus populaires sur ce sujet sont souvent les plus tranchées, rarement celles qui abordent le fond des problèmes. . Par exemple, aucun titre comportant les mots « travail », « pouvoir d’achat », « environnement » ou « pollution » n’apparaît dans les 50 premiers résultats. Cela ne signifie pas que ces questions ne sont jamais abordées, mais que les arguments passent après les postures et les petites phrases. 

 

 


Le « gilet jaune » est aussi un chiffon rouge. Ce mouvement de protestation contre la hausse du prix des carburants occupe depuis plusieurs semaines une bonne part des discussions sur les réseaux sociaux, sur lesquels il est d’ailleurs né à la fin du mois d’octobre. Mais, dans ce débat, ce sont surtout les voix les plus virulentes et les discours les moins nuancés qui se font entendre.

Cette polarisation était présente dès le début du mouvement. Parmi les premiers coups d’éclat de « gilets jaunes », on trouve la vidéo d’une Morbihannaise, Jacline Mouraud. Son cri de colère contre une supposée « traque des automobilistes », qui a été visionné plus de six millions de fois sur Facebook, était ponctué de sorties lapidaires comme : « Qu’est-ce que vous faites du pognon ? » Ou : « C’est pas la peine que vous restiez pour faire des conneries comme ça. »

Le constat vaut aussi pour le camp d’en face. Agacés par la place prise par les « gilets jaunes » dans le débat, des dizaines de milliers d’internautes se sont empressés de répliquer en partageant la réponse d’un père de famille sur le réseau social : « Va te faire foutre avec ton putain de 17 novembre. »Ce message, supprimé depuis, était tout aussi fleuri que les vidéos virales des automobilistes en colère.

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3.12.18

Istacec

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