Google : une amende record… mais un problème concurrentiel loin d’être résolu


amende

 

Faute de concurrent de taille comparable, la domination de Google sur les marchés de l’Internet mobile (qui supplante désormais le web classique) est potentiellement tentaculaire, et cet état de fait ne pourra être réparé par une simple amende, aussi importante soit-elle, à plus forte raison quand elle est infligée à des opérateurs ayant atteint des niveaux de capitalisation et de trésorerie stratosphériques.

 

 


L’amende infligée à Google par la Commission européenne a beau avoir atteint le montant record de plus de 4,3 milliards d’euros, elle nous apparaît comme un cautère appliqué sur une jambe de bois tant elle semble dérisoire au regard des effets anticoncurrentiels des pratiques visées par la décision. Pour bien en saisir toute la portée, il nous faut revenir sur les trois fondements de la décision.

Concrètement, ces trois pratiques ont eu des effets cumulatifs qui se sont soldés par une réduction (voire une éviction) de la concurrence sur les marchés de la recherche mobile, des navigateurs et des systèmes d’exploitation, et in fine, par une restriction du choix pour les consommateurs comme pour les fabricants d’appareils mobiles.

Ces pratiques viennent s’ajouter à un autre abus de position dominante visé par la décision de la Commission européenne du 27 juin 2017 aux termes de laquelle elle avait déjà condamné Google à hauteur de 2,42 milliards d’euros. Était alors reproché à Google de tirer profit de sa position ultra-dominante dans la recherche Internet (environ 90 % de part de marché en Europe) pour favoriser, par levier concurrentiel, son propre comparateur de prix… au détriment de tous les autres.

La suite ici :Google : une amende record… mais un problème concurrentiel (très) loin d’être résolu

24.07.18

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.