Le grand n’importe quoi du grand remplacement


grand remplacement

« L’Europe est beaucoup plus profondément colonisée qu’elle n’a jamais colonisé l’Afrique. (…) L’immigration de peuplement a succédé à l’immigration de travail. (…) Les vieillards sont français de souche, les nourrissons sont arabes ou noirs et volontiers musulmans. » La messe est dite.


J’ai la nausée en commençant ce texte. De la tristesse, de la colère mais surtout un fond de nausée qui ne part pas. Le week-end a pourtant été beau, j’ai vu des amis, j’étais à Paris, j’ai peut-être trouvé un nouveau sujet de livre, je me suis fait couper les cheveux très courts et on dit que ça me va bien, j’ai fêté l’anniversaire de mon filleul Ariel qui a un an, et la fraîcheur est revenue après quelques jours d’une canicule hardcore. Comme chaque lundi matin ou presque, j’écoute le replay de Répliques sur France Culture, c’est une habitude comme une autre, cette semaine l’Académicien philosophe Alain Finkielkraut reçoit Renaud Camus, écrivain, essayiste et Hervé le Bras, démographe, directeur d’études à l’INED (Institut national d’études démographiques), directeur de recherche à l’EHESS, École des Hautes Études en Sciences Sociales.

« Ne tournons pas autour du pot » comme le dit lui-même Finkielkraut, annonçons la et les couleur(s), le mieux est encore de recopier ici le chapeau de l’émission : « Ne tournons pas autour du pot. Certains auditeurs doivent être choqués voire stupéfaits et même indignés que pour parler de la question migratoire j’invite Renaud Camus. Ils pensent que je prends une lourde responsabilité en lui ouvrant aujourd’hui le micro de France Culture. Je voudrais répondre à cette accusation silencieuse et assourdissante. Il se trouve que Renaud Camus, qu’on n’entend plus et ne voit plus nulle part a forgé une expression qu’on entend tout le temps et partout : le grand remplacement. Certaines personnalités qui ont pignon sur rue la reprennent à leur compte, d’autres en contestent la pertinence comme tout récemment Régis Debray dans la Revue des deux mondes, je ne crois ni au grand remplacement ni à la soumission. »
La suite ici : Le grand n’importe quoi du grand remplacement

2.07.17

Istacec

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