Grèce: opération réussie, mais comment va le patient?


opération

 

 

 

Il a manqué à la Grèce et il manque toujours le seul plan qui vaille : celui d’un investissement massif dans l’économie réelle d’un pays qui, tourisme excepté, en est largement dépourvu. De cela, il n’a jamais été question…

 


On entendra de bruyantes (auto)congratulations ce lundi à l’occasion de la sortie officielle de la Grèce de son programme européen d’assistance financière. Huit ans après le premier plan de sauvetage, « la Grèce retrouve enfin sa souveraineté », se réjouiront tant les dirigeants grecs qu’européens. Ils y ont tous joué une survie existentielle dans une crise dont les rebondissements, et particulièrement les six premiers mois de 2015, ont tenu l’Europe en haleine. Alexis Tsipras, arrivé au pouvoir avec la promesse de défaire son pays du carcan de l’austérité imposé par l’UE et le FMI, a joué et presque perdu le maintien de son pays dans la zone euro. Quant aux dirigeants européens, un « Grexit » était perçu comme la perspective d’un échec historique et symbolique, redouté comme le premier pas vers une dislocation tant de l’eurozone que de l’Union… (Personne ne donnait alors crédit aux chances d’un Brexit, autrement plus important qu’un Grexit, et qui fut choisi pourtant par les Britanniques l’année suivante.)

On préfère évidemment toujours accorder sa foi aux preuves du succès qu’aux raisons de ne pas y croire. A l’issue du plan imposé en juillet 2015 à Alexis Tsipras par les Européens, la Grèce retrouve formellement son autonomie financière et l’accès aux marchés financiers, même si ce sera sous une surveillance serrée. Les Grecs, qui voulaient dans leur grande majorité rester dans l’euro encore plus que sortir de l’austérité, s’y sont maintenus. Leur pays a renoué avec la croissance, tout en ayant mené des réformes structurelles indispensables, notamment dans le fonctionnement d’un Etat parfois indigne de ce nom, particulièrement en matière de capacité à collecter l’impôt.

L’opération aurait donc réussi mais le patient, dont on ne peut dire qu’il est mort, va-t-il mieux pour autant ?

La suite ici :http://plus.lesoir.be/173902/article/2018-08-20/grece-operation-reussie-mais-comment-va-le-patient

21.08.18

Istacec

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