Greenpeace alerte sur la « crise mondiale » des déchets nucléaires


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Depuis quelques décennies, les déchets nucléaires s’accumulent sur la planète et ce, sans solution de stockage sûre et définitive. C’est ce qu’affirme le dernier rapport de Greenpeace, qui parle d’une « crise mondiale », présente mais surtout à venir. « Plus de soixante années de programmes nucléaires commerciaux ont produit des éléments radioactifs qui resteront dangereux pour l’être humain et l’environnement à une échelle de temps qui dépasse de loin l’existence de la civilisation humaine », écrivent les experts de l’ONG.


Chaque année, rappelle cette étude, l’exploitation des réacteurs nucléaires dans le monde produit 12 000 tonnes de combustibles usés radioactifs supplémentaires. Ceux-ci viennent s’ajouter aux 250 000 tonnes qui s’entassent déjà dans les sites de stockage, pour la plupart proches de leurs capacités maximales. Sans compter les millions de mètres cubes de déchets de « moyenne faible » ou « très faible » activité, qui ne manqueront pas d’être générés par le démantèlement des 450 réacteurs nucléaires encore en fonctionnement dans le monde. Pour Greenpeace, pas de doute : nous nous dirigeons vers une saturation mondiale en matière de déchets radioactifs.

L’étude fait suite à une action démontrant (une fois de plus) la vulnérabilité des centrales nucléaires, en l’occurrence l’usine de traitement du combustible nucléaire usé de La Hague (Manche). Quelques jours plus tôt, des activistes de Greenpeace ont allumé des fumigènes de détresse à l’aide d’un drone sur le toit du bâtiment contenant la plus grande quantité de matières radioactives au monde (près de 10 000 tonnes). « Mais ce qui est plus choquant encore, c’est que ce toit, en simple tôle métallique, est bien trop fragile pour empêcher un acte malveillant par les airs », s’alarme l’ONG.

La conclusion des six experts à l’origine de cette étude est sans appel : « Aucune solution, nulle part, n’a été trouvée pour la gestion à long terme des énormes volumes de déchets nucléaires », dénoncent-ils après avoir passé en revue les politiques menées dans plusieurs pays (Belgique, États-Unis, Finlande, France, Japon, Royaume-Uni et Suède) en matière de gestion des déchets nucléaires.

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2.02.19

Istacec

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