Hitler ? « Un homme simple et timide »


Hitler

 

L’animateur d’« Arrêt sur image » Daniel Schneidermann a scruté à la loupe les articles des correspondants occidentaux en poste à Berlin, de l’accession du Führer au pouvoir à 1941. Comment n’ont-ils pas su, ou pas voulu – alerter le monde ? Une leçon à méditer à l’aune du regain des nationalismes et de l’exclusion

 

 

 


Le 13 mai 1939, soit trois mois avant la déclaration de guerre et six mois après la Nuit de cristal et son cortège de meurtres, d’exactions et de pillages, le paquebot Saint-Louis quitte le port de Hambourg à destination des côtes américaines avec à son bord un millier de juifs allemands et autrichiens fuyant les persécutions. Les passagers, hommes, femmes et enfants, en raison (déjà) d’une stricte politique de quotas, ne pourront débarquer, ni aux Etats-Unis, ni  à Cuba. Le navire fit demi-tour vers l’Europe, où la France, la Belgique et la Grande-Bretagne, après de laborieuses tractations, se partagèrent la « cargaison ».

Daniel Schneidermann, journaliste et ainsi qu’il s’intitule, « critique des médias », s’est posé cette question simple : pourquoi la presse occidentale, pourtant très informée sur la folie meurtrière du régime nazi perceptible dès l’accession au pouvoir de Hitler, n’a pas su ou pas voulu alerter le monde sur ce qui se passait sous leurs yeux ? Il tente d’y répondre dans Berlin, 1933, essai documenté par un travail considérable sur les riches archives et articles des correspondants de la la presse internationale en poste à Berlin.

La suite ici :https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/critique-non-fiction/hitler-«-un-homme-simple-et-timide-»

30.11.18

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.