Hervé Le Bras: « L’identité française, je suis parti à sa recherche chapitre après chapitre: ce concept ne marche pas »


identité française

S’il y a remplacement, ce n’est pas d’un groupe humain par un autre comme Renaud Camus le croit, mais remplacement d’une population française dont moins de 15 % avaient un parent ou grand-parent immigré par une population française où 40 % des naissances sont dans ce cas en 2015. Zemmour fait partie de cette mixité, et plus généralement de ce grand remplacement qu’il fustige.


Pour le démographe, qui vient de publier un essai sur le sujet, il n’y a pas d’identité nationale figée, mais une France évolutive, sans racines chrétiennes. Il voit dans ce terme, brandi par Fillon et Le Pen en fin de campagne, une idée dangereuse car excluante.

Directeur d’études à l’EHESS, chercheur émérite de l’Institut national d’études démographiques (Ined), le démographe Hervé Le Bras publie un bref essai intitulé Malaise dans l’identité (Actes Sud). « Notre identité ne peut être que dynamique », annonce un bandeau sur la couverture de ce petit livre rouge dont le sujet, l’identité française, a brillé par son absence pendant la campagne jusqu’à ce que Marine Le Pen et François Fillon s’en saisissent en fin de semaine dernière. Hervé Le Bras réfute l’idée d’une identité nationale figée. Parce qu’il tient en priorité à convaincre que n’existent ni racines chrétiennes de la France ni risque d’un « grand remplacement » (thème sur lequel Eric Zemmour est venu le chercher la semaine dernière), parce qu’il redoute tout ce qui pourrait exclure les musulmans, il nie en bloc certaines sensibilités, évolutives et propres à la France.
La suite ici : Hervé Le Bras : «L’identité française, je suis parti à sa recherche chapitre après chapitre : ce concept ne marche pas» – Libération

27.04.17

Istacec

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