Il est urgent de rapatrier les enfants belges de Syrie






Le 19 avril, nous avons appris le décès d’un enfant âgé d’à peine un an dans le camp kurde Al-Hol en Syrie. Ce bébé est le troisième enfant belge à mourir en moins d’un mois. Ces drames auraient pu être évités. 300 signataires issus du monde académique appartenant aux différentes universités du centre, du nord et du sud du pays lancent un appel d’urgence




L’Unicef estime à 8000 le nombre d’enfants étrangers dans les camps d’Al Roj, Al Hol et Aïn Issa. Cinquante de ces enfants sont belges, beaucoup sont orphelins. Le camp d’Al Hol a une capacité de 20 000 personnes et ce sont 73 393 personnes qui y sont entassées. Les décès concernent principalement les enfants qui meurent de malnutrition ou qui succombent à leurs blessures, faute de soins.

Diverses organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme et de l’enfant sont unanimes : ramener ces enfants, quel que soit leur âge, avec leur mère le plus vite possible. Notre gouvernement n’agissant pas, par peur de prendre à bras-le-corps la question des parents, est devenu le témoin de la mort d’enfants en bas âge.

Et pourtant, c’est la protection de l’intérêt de l’enfant qui doit prévaloir, conformément à l’article 3 de la Convention relative aux droits de l’enfant. En conséquence, les erreurs des parents ne peuvent être attribuées à des enfants. Par ailleurs, la séparation de la mère et de l’enfant constitue une violation des droits fondamentaux de l’homme (art. 8 CEDH) et des droits de l’enfant (respectivement art. 5 et 9 de la CDE).

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12.05.19

Istacec

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