« Il faut se servir de l’intelligence artificielle comme d’un levier pour l’égalité »



 

 




L’intelligence artificielle a un problème de biais. Si des algorithmes nous aident à prendre de plus en plus de décisions, leurs angles morts en matière de sexisme ou de racisme ne font que refléter les dysfonctionnements déjà présents dans notre société. Entretien avec Aude Bernheim et Flora Vincent, qui publient L’intelligence artificielle, pas sans elles ! aux éditions Belin.




 

Les femmes ont été présentes dès les débuts de l’informatique. D’une part en tant que pionnières, telle Ada Lovelace qui est considérée comme la première personne à avoir écrit un programme informatique. Mais aussi et avant tout en tant que petites mains ! Les tâches de calcul mental, répétitives et fastidieuses, étaient considérées comme féminines. Il était d’ailleurs pratique de pouvoir payer cette main d’oeuvre moins cher que son équivalent masculin.

Au moment de l’automatisation de ces tâches par des ordinateurs, les femmes sont passées du calcul lui même à sa programmation. L’informatique avait alors l’aura d’une discipline plutôt féminine. L’informaticienne Grace Hopper déclarait par exemple dans Cosmopolitan en 1967 : « Programmer demande de la patience et la capacité à gérer des détails. Les femmes ont des qualités « naturelles » pour la programmation informatique. » Ainsi, en 1984 aux Etats-Unis, 37 % des informaticiens sont des informaticiennes. Aujourd’hui on observe entre 10 et 15 % de femmes dans le secteur.

La suite ici :https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/entretien-intelligence-artificielle/«-il-faut-se-servir-de-l’intelligence-artificielle-comme-dun

1.04.19

Istacec

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