Il pleut du plastique




Les minuscules particules qui s’infiltrent partout sont une insidieuse menace pour l’environnement. Les pluies acides sont des phénomènes connus. Elles sont causées par les émissions de soufre et d’azote et sont dangereuses pour l’environnement, mais aisément contrôlables. Les pluies de plastique, en revanche, sont bien plus inquiétantes. Impossibles à prévoir ou nettoyer, les minuscules débris sont de véritables bombes pour la nature.


Une équipe de scientifiques a publié le rapport d’une étude dans le journal Science, portant sur les pluies de plastique. Elle a collecté et analysé pendant quatorze mois des échantillons d’eau de pluie et d’air et ont découvert plus de 1.000 tonnes métriques de particules plastiques. Celles-ci sont tombées sur onze zones protégées de l’ouest des États-Unis. Ces 1.000 tonnes représentent l’équivalent de 120 millions de bouteilles de plastique.

Les débris se déposent aux quatre coins du monde, se moquant des zones protégées et des réserves naturelles. Ils sont impossibles à collecter comme on le ferait pour du métal, par exemple. Ils se déposent aussi dans les océans, polluant encore un peu plus des eaux déjà rendues fragiles par les déchets qui y sont déversés.

La qualité principale du plastique, qui en fait une matière si appréciée, c’est sa solidité. Le matériau est robuste et donc dur à détruire. Il ne disparaît jamais réellement et peut seulement être réduit en minuscules petits morceaux. Les spécialistes estiment que la consommation de cette matière pourrait passer de 260 millions de tonnes aujourd’hui à 460 millions d’ici à 2030.

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14.06.20

Istacec

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