Ils étaient cinq!



L’asile est refusé à son ainé. Lui peut rester, on n’expulse pas les Ména. Quelle chance : choisir entre son avenir et le dernier membre de sa famille qu’il connaisse. Le choix se dessine : si son frère doit partir, il le suivra… Bien entendu, un recours a été introduit, mais à quoi aboutira-t-il ?


Ils étaient cinq, il y a bien longtemps. Les parents, trois fils. En Afghanistan.Je ne sais pas précisément qui mourut de quoi, ni quand… maladie ? Balle perdue ? Noyade ? Ce que je sais, c’est que seuls deux d’entre eux sont arrivés en Belgique. Le plus jeune avait une douzaine d’années et son ainé était majeur depuis peu. Sans parents, portant en eux le souvenir de leur petit frère. Là-bas? ?-Où ça ? Qui ça ? Personne.

Le plus jeune fut inscrit dans une école primaire, dans une petite ville wallonne. Il ne parlait pas français et n’avait pour ainsi dire jamais été scolarisé. Il a appris à parler. Il a appris à aller à l’école. Il s’est accroché.

Il a rencontré des enseignants qui l’ont aidé, protégé, aimé. Il a croisé une directrice qui a vu l’enfant en lui, pas l’étranger, pas l’envahisseur. Juste un enfant. Un enfant différent, qu’il fallait donc aider. Et, fidèle à son engagement, à sa vocation, elle s’en est occupée. Il faut voir les photos de la classe de neige pour comprendre ce qu’elle et son mari ont offert à ce garçon qui n’avait plus rien.
La suite ici : Ils étaient cinq ! – La revue nouvelle

12.10.17

Istacec

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