« Ils vous écraseront comme un insecte »: comment la Silicon Valley fait régner la loi du silence


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Concernant Facebook, le Guardian a eu accès au contrat de travail d’un modérateur européen garantissant à l’entreprise le droit de surveiller et d’enregistrer ses activités sur les médias sociaux, y compris sur son compte Facebook personnel, mais aussi ses e-mails, ses appels téléphoniques et son utilisation d’Internet de manière générale. Ce salarié pouvait également être soumis à des fouilles personnelles aléatoires, incluant son sac ou sa voiture.


Tables de ping pong, canapés moelleux, bars à smoothies… La plupart des géants de la tech rivalisent d’inventivité pour transformer leurs sièges sociaux en espaces de travail ultramodernes où il fait bon vivre. Le but : stimuler l’innovation en chouchoutant les employés. Voilà pour la façade. Mais derrière ce cadre idyllique se cache une culture du secret poussée à l’extrême. Et gare à ceux qui brisent la loi du silence.

Le site du journal britannique The Guardian a publié, vendredi 16 mars, une enquête montrant comment les géants de la Silicon Valley font en sorte que rien ne fuite d’entre leurs murs. Le récit et les témoignages sont glaçants.

Facebook a ainsi mis en place une équipe de « chasseurs de taupes ». « Ce qu’ils savent sur toi est terrifiant », affirme un ancien salarié sous couvert d’anonymat. Accusé d’avoir divulgué des informations anodines à la presse, ce dernier a été confronté à ce qu’il appelle « la police secrète de Mark Zuckerberg », le patron de l’entreprise. Ses employeurs savaient tout, dit-il : les enregistrements d’une capture d’écran qu’il avait prise, les liens sur lesquels il avait cliqué… Ils lui ont aussi expliqué qu’ils avaient eu accès à sa conversation tchat avec le journaliste.


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18.03.18

Istacec

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