Imaginaire en danger: pour rester accessible, la culture partagée doit être partageable


culture partagée

La légalisation du partage non-marchand est inévitable. Celui-ci existe déjà par le biais de solutions propriétaires (Apple par exemple avec ton système de partage familial), mais nous devons l’entendre à l’ensemble de la société.


Tout le monde s’accorde là-dessus : la manière dont nous participons à la culture – qu’il s’agisse de la fabriquer ou d’y répondre – a été bouleversée par internet. Nous sommes plus nombreux chaque jour à nous y impliquer, qu’il s’agisse de publier une histoire, de mettre en ligne une vidéo de vulgarisation scientifique sur YouTube ou la critique d’un film sur son blog. Plus généralement – et j’avais eu l’occasion de l’expliquer dans la vidéo ci-dessous – nous sommes tous et toutes des créateurs : nous faisons vivre un écosystème culturel dans lequel tout le monde crée et commente à la fois, où on apprend des uns pour mieux apprendre aux autres, où ce que l’un pense d’une œuvre influence la fabrication de celle d’une autre. La création alimente la création.

Brian Eno (qu’on ne présente plus) décrit ce phénomène de participation culturelle avec un mot que je trouve très bien trouvé : le scenius. Construit en opposition au genius (le génie tant vanté par l’imaginaire collectif et les industries culturelles), le scenius se rapproche de notre génie collectif dans le sens où il reconnait l’existence d’un écosystème aux maillons intriqués plutôt que celle d’une pyramide hiérarchique avec d’un côté l’artiste génial et de l’autre le public passif et ébahi.
La suite ici : Imaginaire en danger : pour rester accessible, la culture partagée doit être partageable – Page 42

1.09.17

Ana

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