Impayable justice démocratique?


justice démocratique

D’une légitimité fondée sur des critères de justice, nous avons lentement dérivé vers une légitimité basée sur l’efficience fonctionnelle d’une organisation, sans considération pour un quelconque idéal supérieur. De la question de la Justice, nous sommes passés à celle de la plomberie.


Au cours de la présente législature, les magistrats ont régulièrement renoncé à leur habituelle réserve pour s’alarmer de l’état de l’appareil de justice. L’une des dernières sortie en date fut celle de Jean de Codt, invité à l’émission Le grand oral du 3 février sur la RTBF. Le premier président de la Cour de cassation, excusez du peu, y a fait part de ses craintes les plus vives, relatives notamment à l’indépendance des magistrats, au financement de l’institution judiciaire et même à la capacité du ministre Geens (CD&V) de considérer la justice comme un pouvoir constitué de notre État démocratique, plutôt que comme une simple officine chargée de proposer des services à ses clients.

Il y a près de deux ans, il avait déjà tenu des propos incendiaires, affirmant que la Belgique était en passe de devenir un État voyou après que les gouvernements en ont bradé sa justice. Il dénonçait la mise en place d’une stratégie de contournement de la loi, notamment par le biais d’un refus de procéder au recrutement du personnel prévu au cadre, pérennisant par là un sous-effectif qui empêche la justice de remplir sa fonction. Pour lui, la dislocation de la Justice était la cause d’une illégitimité de notre État, rien moins.


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17.04.18

Istacec

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