Inégalités : Stiglitz plaide pour une autre approche


approche

 

 

« L’inadéquation de la riposte à la crise a été accentuée par le fait qu’une attention excessive a été accordée aux conséquences des dépenses publiques sur la dette des États, alors que ces dépenses auraient pu prendre la forme d’investissements qui auraient ajouté des actifs dans le bilan des administrations.« 

 


Dix ans après la crise économique, les conséquences sont loin d’être effacées. Alors que les populismes prospèrent dans plusieurs pays européens et outre-Atlantique, et que la colère des « gilets jaunes » met en avant les fractures sociales et territoriales de la France, des économistes plaident « pour un rapprochement de la théorie économique et de la pratique statistique ». Ce collectif, composé entre autres du prix Nobel Joseph Stiglitz, de Jean-Paul Fitoussi et de Martine Durand, directrice des statistiques et des données à l’OCDE, appelle à mieux mesurer les effets de la crise et à se pencher sur « la qualité de la croissance. » Ils plaident notamment pour une approche qui va bien au delà de la mesure du PIB en insistant sur la notion de bien-être.

 » La crise de 2008 et ses répercussions montrent pourquoi il est nécessaire de changer de perspective. La perte de PIB qui en a résulté n’a pas été l’événement ponctuel et temporaire prédit par les modèles macroéconomiques classiques. Le fait que ses effets perdurent donne à penser que la crise a provoqué la perte définitive de grandes quantités de capital, non seulement sous la forme de machines et de structures, mais aussi de manière déguisée : à travers le recul des formations des personnes en emploi, les séquelles permanentes que les jeunes subissent en entrant sur le marché du travail en période de récession et le discrédit dans lequel le système économique est tombé, car jugé ‘truqué’ au profit de quelques-uns. »

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28.11.18

Istacec

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