Inquiétantes dérives anti-européennes à Bucarest


dérives

 

 

La Roumanie a pris pour six mois la présidence tournante de l’UE, alors même que grandit dans le pays un climat de défiance envers Bruxelles et que s’y multiplient des atteintes à l’Etat de droit. L’UE ne peut certes pas empêcher un de ses membres d’assurer sa présidence tournante, mais elle n’est pour autant pas forcée de se montrer naïve face à ceux qui la menacent de l’intérieur.

 

 


« Le gouvernement de Bucarest n’a pas encore pleinement compris ce que signifie présider les pays de l’Union européenne. » Les propos de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, donnent la mesure de l’ambiance inquiétante dans laquelle la Roumanie a pris, mardi 1er janvier, sa première présidence tournante de l’UE.

Techniquement, le pays est prêt. Le problème est politique. Depuis sa victoire aux législatives de 2016, le Parti social-démocrate (PSD) s’est lancé dans une vaste offensive contre la justice roumaine dans un but inavoué : épargner la prison à son leader, Liviu Dragnea, président de la Chambre des députés, à défaut d’avoir pu être premier ministre.

L’homme fort du pouvoir roumain est en train de faire basculer la Roumanie dans le camp des pouvoirs souverainistes d’Europe centrale qui n’hésitent pas à fragiliser l’Etat de droit, sur le modèle de la Pologne et de la Hongrie. Et l’arrivée de Bucarest à la présidence de l’UE tombe précisément à un moment-clé : non seulement les Européens sont appelés aux urnes au mois de mai pour élire leurs représentants, mais Bucarest devra décider ces prochains mois s’il inscrit à l’ordre du jour du Conseil européen la procédure de sanction contre Varsovie et Budapest pour atteinte à l’indépendance de la justice.

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3.01.19

Istacec

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