Intelligence artificielle, intérêt général et niveau local 



 

 

 

 


En tant que stratégie générale de résolutions des problèmes, le localisme présente l’avantage de l’immédiateté et de la proximité. Grâce à lui, les décideurs politiques ont une meilleure compréhension des enjeux, car il concerne des zones bien définies. En adaptant les algorithmes et les mesures concernant l’IA à la situation locale, ils peuvent mieux répondre aux attentes de la population en terme d’efficacité et de contrôle de leurs actions.

 


En tant que technologie à usages multiples, l’IA sera ce que nous en ferons. Au final, ses effets vont dépendre du cadre de gouvernance que nous allons construire. Les appels à une régulation se faisant de plus en plus pressants, le moment est venu de développer une réglementation et un cadre juridique permettant de bénéficier au mieux de ses avantages et de limiter ses nuisances possibles.

Jusqu’à très récemment, la gouvernance en matière d’IA se discutait essentiellement au niveau national. Or, la plupart des pays (notamment la Chine) adoptent des stratégies visant à leur assurer un avantage concurrentiel sur les marchés internationaux. Il s’agit essentiellement de « business plans » conçus pour attirer les investissements et améliorer la compétitivité des entreprises nationales, avec en parallèle le souci d’améliorer la sécurité nationale.

Focalisant sur la compétitivité, les dirigeants nationaux tendent à laisser de coté la réglementation de l’IA. Néanmoins, des villes essayent de plus en plus de combler ce vide. New-York, Toronto, Dubaï, Yokohama et encore d’autres grandes villes servent de laboratoire en matière de gouvernance de l’innovation. Elles testent tout un éventail de mesures qui vont de l’interdiction de la reconnaissance faciale et de certaines autres applications de l’IA au partage de bases de données. Elles investissent également beaucoup dans une recherche responsable concernant l’IA, dans des écosystèmes technologiques localisés de haut potentiel et dans des initiatives venant des citoyens.

Ce localisme de l’IA s’inscrit dans une tendance plus large, le « Nouveau localisme » décrit par deux spécialistes en politiques publiques, Bruce Katz et Jeremy Nowak (aujourd’hui décédé). Dans ce contexte, les autorités municipales et locales prennent de plus en plus l’initiative de résoudre toute une gamme de problèmes environnementaux, économiques, sociaux et technologiques.

La suite ici :Intelligence artificielle, intérêt général et niveau local | by Stefaan G. Verhulst & Mona Sloane

14.02.20

Smart city, Network & Comunication Technology concepts
Istacec

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