Israël : un «deal du siècle» dans la campagne 




«J’adore les deals, fanfaronne Trump. Et on dit que la paix entre Israël et les Palestiniens est le plus dur de tous les deals !» Abreuvés par des «sources officielles anonymes», les JT israéliens du week-end détaillent le contenu présumé du plan, qui cocherait les demandes israéliennes les plus droitières et maximalistes.


A l’automne, alors qu’Israël s’enfonçait dans la paralysie politique après une seconde élection sans vainqueur, la démission de son principal architecte, l’avocat Jason Greenblatt, avait laissé penser que le fameux plan – dont de nombreux analystes ironisaient sur l’existence même – finirait sa vie dans les tiroirs de la Maison Blanche. L’arlésienne devrait finalement prendre chair mardi, à Washington, en présence de Benyamin Nétanyahou. Les Palestiniens, ignorés depuis le départ, ne seront pas représentés.

Mais ce lever de rideau ne s’est pas fait sans tractations… entre Américains et Israéliens. Jeudi, en marge du cinquième Forum de la Shoah, Mike Pence annonce d’abord que le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, est attendu à Washington pour discuter des derniers détails dudit plan, avant sa divulgation imminente. Le vice-président américain ajoute que Benny Gantz, général retraité devenu premier opposant à «Bibi», est invité. A la demande de Nétanyahou.

Cette main tendue donne à l’affaire un vernis bipartisan, alors que les commentateurs israéliens interprètent l’annonce comme un coup de pouce manifeste de Trump envers le chef du Likoud, à cinq semaines de législatives toujours aussi serrées. Craignant cette éventualité, Gantz avait déclaré début janvier que tout dévoilement du plan avant le scrutin serait une «ingérence flagrante» dans la campagne. Le timing est effectivement suspicieux, tant il est arrangeant pour le duo Trump-Nétanyahou. La rencontre au sommet, mardi, est programmée le jour même où une commission parlementaire de la Knesset doit débattre de l’immunité du Premier ministre, inculpé trois fois pour corruption et abus de confiance, et en plein climax du procès en destitution de Trump à Washington.

La suite ici :Israël : un «deal du siècle» dans la campagne – Libération

28.01.20

Istacec

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