Israël : une érosion inquiétante de la démocratie






La démocratie israélienne subit une érosion inquiétante, qui se manifeste dans des textes votés à la Knesset et dans un déplacement des limites rhétoriques de l’acceptable. Aujourd’hui, revendiquer l’annexion d’une partie de la Cisjordanie n’est plus le rêve emphatique d’une poignée d’extrémistes. C’est devenu un projet largement partagé à droite.



A peine sorti d’une campagne électorale violente, Israël va devoir subir un nouveau scrutin législatif, dès le 17 septembre. Cette répétition, qui ne peut qu’exaspérer une majorité d’Israéliens, a été décidée par Benyamin Nétanyahou en raison de son incapacité à former une coalition d’au moins 61 députés sur 120. La faute d’une vieille connaissance, l’ultranationaliste laïque Avigdor Lieberman, qui a refusé de s’associer à cette majorité, trop soumise, selon lui, aux rabbins ultraorthodoxes. Plutôt que de passer la main, le premier ministre a renversé la table. Son parti, le Likoud, l’a suivi en sabordant le Parlement.

Cette dissolution de la 21Knesset représente une crise majeure en Israël, dans laquelle les enquêtes judiciaires qui encerclent M. Nétanyahou ont joué un rôle déterminant. Sa fébrilité en est accentuée, autant que l’appétit de ses partenaires potentiels. M. Lieberman a perçu une ouverture politique pour fragiliser M. Nétanyahou et faire prospérer sa propre entreprise.

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1.06.19

Istacec

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