Italie and Co: les populistes coûtent cher à leurs pays







Les démagogues qui promettent monts et merveilles à l’électeur qui leur accorde leur vote, se retrouvent les plus coincés une fois élus.



En Italie, sitôt appris la nouvelle que Matteo Salvini rompait l’alliance gouvernementale formée avec le Mouvement 5 étoiles, le spread italien a grimpé à 2,37%. Le spread mesure la différence du taux d’intérêt des emprunts (les obligations) à 10 ans du gouvernement italien par rapport à l’équivalent de la République fédérale d’Allemagne. Cela signifie que l’Italie de Salvini paie d’autant plus cher ses emprunts.

Cela peut paraître assez peu, pendant longtemps l’Italie empruntait à 5%, la Grèce pendant la crise à plus de 20%. Mais la période récente a vu tous les taux d’obligations des États reculer fortement et devenir négatifs. L’Allemagne emprunte à -0,5%, c’est-à-dire que ce sont les prêteurs qui paient pour avoir le droit de placer de l’argent dans les Bunds germaniques. La Tranquilität est à ce prix. Du coup le prix italien apparaît comme ce qu’il est: très élevé.

Comme Rome est très endettée, à 2.370 milliards d’euros soit 130% du PIB, le gouvernement doit chaque année verser 65 milliards d’intérêt, autant que le budget de l’Éducation nationale. Depuis un an, et l’arrivée du gouvernement Conte issu de l’alliance de la Ligue du Nord et de 5 étoiles, le surcoût provoqué par la hausse du spread a été estimé à 5 milliards par an par le gouverneur de la Banque d’Italie.

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12.08.19

Istacec

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