Italie : le laboratoire du populisme en Europe


laboratoire

 

 

L’Italie s’apprête à vivre avec calme la première expérience de gouvernement populiste en Europe occidentale et son rôle de  « laboratoire » du populisme européen.

 


Preuve en est le dessin à la craie, tracé au lendemain des élections par un spécialiste de street art sur les murs de Montecitorio (rapidement effacé par la police mais les photos sont, elles, restées sur le web) : on y voit un Luigi Di Maio, chef du Mouvement 5 Etoiles (M5S), embrasser à pleine bouche Matteo Salvini, le leader de la Ligue (ex-Ligue du Nord). « Prémonitoire ? », s’étaient alors interrogés les médias. Puis des photomontages avaient fleuri sur les réseaux sociaux. Comme celui qui montrait le couple Di Maio-Salvini en Laurel et Hardy. Il semble que les Italiens sont moins épouvantés que prévu par le « tournant historique »  du couple « antisystème » en passe de prendre les commandes de l’un des cinq pays fondateurs de l’Union européenne. Qu’ils le voient même débuter avec un scepticisme teinté d’humour.

Car, c’est un fait, 32% des électeurs (11 millions de personnes) ont voté pour le M5S et 18% (plus de 6 millions) pour la Ligue. Ils sont donc nombreux à ne pouvoir que se réjouir. Ensuite parce que certaines positions ont évolué par rapport à la campagne électorale. Ainsi, plus personne, au M5S ou à la Ligue, ne parle de sortie de l’euro ou d' »Italexit » ; plus personne ne remet en question la participation de la Péninsule à l’Otan et au camp occidental ; plus personne ne prêche pour une politique anti-intégration européenne.

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15.05.18

Istacec

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