Je regrette, Greta 







Greta les dérange parce qu’elle est une femme. Elle les dérange parce qu’elle ne partage pas leurs idées réactionnaires. Elle les dérange, surtout, parce que, malgré ses 16 ans, son message est porteur. Bien plus que leur message ne le sera jamais.


C’est à se demander s’ils n’ont pas lu à tour de rôle le manuel Comment devenir un vieux con en trois petites leçons. Des députés français, d’abord, qui n’ont pas attendu que les records de chaleur de juillet soient battus avant de s’indigner de l’invitation faite à une jeune militante écologiste, Greta Thunberg – « prophétesse en culottes courtes » -, de s’adresser à l’Assemblée nationale.

Le polémiste libertaire Michel Onfray, ensuite, qui a rajouté une couche de paternalisme dès le lendemain, au sujet de l’égérie de la lutte contre le dérèglement climatique. « Cette jeune fille arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion – ni sourire, ni rire, ni étonnement, ni stupéfaction, ni peine, ni joie », a écrit le célèbre philosophe à propos de Greta Thunberg. « Elle a le visage, l’âge, le sexe et le corps d’un cyborg du troisième millénaire : son enveloppe est neutre. Elle est, hélas, ce vers quoi l’Homme va. »

Michel Onfray semble être, hélas, ce vers quoi l’Homme va. L’indicible connerie. Greta Thunberg est autiste. Ce qui se définit (selon le Larousse) par un trouble du développement neurologique caractérisé par une altération des interactions sociales, de la communication et du comportement.

La suite ici : Je regrette, Greta | MARC CASSIVI | Marc Cassivi

10.08.19

Istacec

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