Jeux olympiques en Corée du Sud et Mondial de football en Russie: une année sportive… très politique


Mondial de football

Le slogan choisi par les organisateurs des JO de cet hiver illustre la volonté de la Corée du Sud de s’inscrire non seulement dans la révolution numérique mais aussi dans celui de la culture : « Passion. Connected ». Ce mot d’ordre rappelle la place de Samsung dans le PIB du pays : 25 %. Mais il illustre aussi le fait que la Corée est un réservoir de représentations collectives très puissant.


2018 est un cru prometteur pour la géopolitique du sport. Deux événements sportifs et politiques marqueront l’année : les Jeux olympiques d’hiver en Corée (en février) et le Mondial de football en Russie (en juin-juillet). Deux zones importantes pour le sport de haut niveau. Et deux points chauds pour les relations internationales. En effet, chacun de ces événements cristallisera une ou plusieurs crises : les Jeux se dérouleront à Pyeongchang, à quelques dizaines de kilomètres de la Corée du Nord, et le Mondial sera organisé par un pays sous sanctions économiques, financières et sportives.

La portée économique et culturelle des grands événements sportifs internationaux est désormais bien connue, notamment grâce aux travaux de Pascal Boniface, le directeur de l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques). Qu’il s’agisse des Jeux de Berlin utilisés, en 1936, par le régime nazi pour célébrer sa puissance ou de la démonstration de force de la République populaire de Chine lors des Jeux de Pékin en 2008, les compétitions sportives internationales fortement médiatisées servent tout à la fois de caisse de résonance pour les évolutions du monde mais aussi d’arène aux rivalités géopolitiques.


La suite ici : Jeux olympiques en Corée du Sud et Mondial de football en Russie : une année sportive… très politique

9.01.17

Ana

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.