Julian Assange, ce lanceur d’alerte traité en paria




Aujourd’hui doit débuter à Londres un procès hors normes qui décidera si oui ou non Julian Assange doit être extradé vers les Etats-Unis, où il est accusé d’espionnage et passible de 175 ans de prison. Autant dire que s’il est transféré outre-Atlantique, le fondateur de Wikileaks, âgé de 46 ans, bardé de récompenses internationales saluant son travail de lanceur d’alertes, finirait ses jours derrière les barreaux


Aussi surprenant que cela puisse paraître, Julian Assange est désormais traité au mieux comme un personnage douteux, au pire comme un pestiféré. Or il y a quelques années, il était considéré comme un héros des temps modernes.

On lui doit des révélations tonitruantes sur les crimes de guerre de l’armée américaine en Irak ; les conditions de détention dans les geôles de Guantanamo, ce morceau de territoire cubain occupé par les Etats-Unis ; le régime Assad et ses sbires ; l’espionnage des principaux dirigeants européens par les services américains ; les étranges pratiques d’oligarques ayant pignon sur rue.

Pour avoir aidé Assange, Chelsea Manning, ancienne militaire en Irak, a été accusée d’espionnage et de trahison. Emprisonnée, torturée, condamnée à trente-cinq ans de prison, elle a finalement été graciée par Barack Obama en 2017. Le 8 mars dernier, elle a été renvoyée en prison pour avoir refusé de témoigner devant un grand jury chargé d’enquêter sur Wikileaks et son fondateur. Quant à Edward Snowden, ancien analyste de la NSA ayant révélé l’espionnite aigüe pratiqué par l’organisme qui l’employait, il a finalement dû se réfugier à Moscou pour éviter de finir là où les bonnes âmes de Washington rêvent de mettre Julian Assange : derrière les barreaux.

Pour échapper à la demande d’extradition, Julian Assange a dû se réfugier à l’ambassade d’Equateur à Londres en 2012 où il a été espionné en permanence par la CIA. Le gouvernement britannique l’en a extirpé pour le transférer à la prison de haute sécurité de Belmarsh, surnommée « Our Guantanamo » (Notre Guantanamo) où son état de santé n’a cessé de se dégrader.

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24.02.20

Istacec

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