L’« Aquarius » dégradé de son pavillon ou le naufrage de l’Europe


Aquarius

 

 

L’Aquarius était la mauvaise conscience de l’Europe, incapable de se mettre d’accord sur une stratégie collective pour faire face au drame humanitaire en Méditerranée. L’Aquarius empêché et désarmé, les responsables européens pourront mieux feindre d’oublier les indésirables qui se noient à proximité de leurs côtes. C’est indigne.

 

 

 


Sombre dimanche 23 septembre pour l’Aquarius, le navire affrété par les organisations non gouvernementales SOS Méditerranée et Médecins sans frontières. Dernier bateau humanitaire patrouillant au large des côtes libyennes pour tenter de sauver des réfugiés ou migrants en détresse, l’Aquarius a déjà connu un périple éprouvant en juin, quand le nouveau gouvernement italien puis Malte ont refusé qu’il débarque dans leurs ports les centaines de rescapés qui étaient à son bord, avant que l’Espagne les accueille finalement.

Mais ce dimanche 23 septembre aura été plus sombre encore. L’on peut craindre qu’il ait sonné le glas de l’entreprise dont l’Aquarius est le symbole : assumer concrètement et courageusement le devoir humanitaire élémentaire de sauver des vies et de conduire dans des ports sûrs des hommes, des femmes ou des enfants prêts à tout pour échapper à l’enfer libyen où leur migration les a fait échouer. Rappelons aux indifférents que 1 700 personnes sont déjà mortes en Méditerranée centrale depuis le début de l’année.

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Istacec

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