La «bulle Trump» savonne les marchés  


bulle

 

Le leader planétaire, tout à sa rogne contre la Réserve fédérale (Fed), enlisé dans une guerre commerciale mondiale et assez enragé pour ceindre une partie de son pays au nom de sa promesse démagogique d’un mur frontalier, s’est mué en trublion anxiogène dont les errements politiques contribuent aux incertitudes et aux ventes massives sur le marché boursier. 

 

 


Les mauvais signes sont venus d’Asie, où une chute de l’indice Nikkei (- 5 %) a révélé mardi la panique des marchés boursiers. La Bourse japonaise, qui baisse malgré les efforts répétés du gouvernement, confirme un glissement généralisé vers un marché baissier reflétant un ralentissement mondial de la croissance et des investissements. Mais la quasi-totalité de la planète finance se tourne vers l’épicentre du séisme : les Etats-Unis, où Wall Street a accusé un recul de 600 points, affichant son pire mois de décembre depuis 1931. Et où le lendemain de Noël annonce la fin de la «bulle Trump», une embellie nourrie par dix ans de taux d’intérêt minimes, puis par le zèle pro-business et les baisses mirifiques de l’impôt sur les sociétés de la nouvelle administration américaine, désormais contrecarrée par ses propres travers.

Malgré les appels suppliant à la prudence de son entourage, Donald Trump est le premier président américain à s’être jamais vanté de la hausse du Dow Jones. Il lui faudrait aujourd’hui endosser sa part de responsabilité dans le recul des marchés et constater l’étonnante immaturité de ses collaborateurs sur le sujet. Dans l’optique de les rassurer, son directeur du Trésor n’a fait qu’aggraver la situation en annonçant dimanche qu’il avait contacté les plus grandes banques américaines pour s’assurer de leurs réserves en liquidité. A la veille de Noël, «cela revenait à évoquer un problème qui n’existait pas : le meilleur moyen d’agiter les marchés et de suggérer l’existence de nouvelles inconnues», regrette Komal Sri-Kumar, président du consultant international Global Strategies.

Car les sujets de préoccupation ne manquent pas : conflit ouvert attisé par le Président contre le chef de la Fed en raison de ses hausses de taux d’intérêt, craintes dues à la guerre commerciale intentée par Trump à la Chine, et chaos provoqué par la fermeture partielle des administrations américaines, otages de ses caprices après le refus du Congrès de voter les crédits de 5,6 milliards de dollars pour son mur à la frontière.

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28.12.18

Istacec

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