La campagne électorale ou le Désert des Tartares



 




 

Comme dans l’œuvre de Dino Buzzati, chaque parti semble face au désert qui le sépare du scrutin et attend cette bataille finale inexorable. Ici, la date d’échéance, le 26 mai, est certes connue mais chacun semble se résoudre à attendre le jour fatidique, presque avec résignation, comme si les jeux étaient faits. Dès lors, la campagne électorale se limite à des escarmouches où chacun répète des éléments de langage, comme un pis-aller ou un exercice obligé.




 

Au nord du pays, chacun semble avoir intégré que la N-VA arrivera largement en tête le soir du 26 mai. Chacun se comporte donc dans cette perspective… y compris la N-VA elle-même.

Bart De Wever estime qu’il sera incontournable et se comporte comme tel, théorisant déjà (et à nouveau) l’évaporation de la Belgique et la constitution rapide d’une majorité au gouvernement flamand autour de sa formation, face à l’incurie (forcément) qui règnera pour la formation de l’exécutif fédéral.

Au sud du pays, les trois  » vieilles  » familles politiques ont intégré le fait qu’elles feront généralement  » moins bien  » qu’en 2014 et que tout sera désormais question de proportion. Le Parti Socialiste risque bel et bien de passer sous son minimum historique (29,4% en 1999 en Wallonie) ; l’heure n’est pas à la remise en question mais bien à conserver la position de premier parti, celle qui permet de lancer la formation des exécutifs régionaux.

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11.05.19

Istacec

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