La Chambre des Communes s’offre un Brexit sans fin





La seule information nouvelle est que la Grande-Bretagne n’est plus maîtresse de son destin. La prolongation de l’article 50, portant retrait de l’Union européenne, est du seul ressort des 27. C’est le grand paradoxe d’un Brexit qui était sensé rendre au Royaume-Uni le contrôle de son avenir.




Les membres du Parlement ont voté, par 413 voix contre 202, en faveur du report du Brexit si un accord n’est pas conclu le 20 mars au plus tard. Deux échéances émergent dans ce cadre. La première impose aux Britanniques de trouver un compromis avant l’installation du nouveau parlement européen. Dans ce cas, la sortie effective de l’Union serait repoussée au 1er juillet, la prochaine assemblée de Strasbourg devant être installée le lendemain. Cependant, le texte adopté par la Chambre des Communes ne précise aucune date fixe. Donc, le Brexit pourrait être repoussé au-delà d’un an…

Les trois votes qui se sont succédé cette semaine montrent l’incapacité pour les parlementaires britanniques de s’accorder sur ce qu’ils veulent. La chambre des Communes a montré clairement qu’elle ne veut ni de l’accord proposé par Theresa May ni d’une relation avec l’Union européenne régie par les seules règles de l’Organisation mondiale du Commerce (la fameuse sortie sans accord ou hard Brexit). Mais il n’existe aucune majorité en faveur d’une solution de compromis.

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16.03.19

Istacec

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