La colère de 18% des électeurs flamands 






Il faut bien le dire : le gouvernement Michel avait cette particularité de beaucoup se préoccuper de lui-même. C’était bon pour les émissions de débats télévisés, mais moins pour le grand public qui, incrédule, assistait jour après jour au même spectacle avant de se lever, le lendemain matin, inquiet de son pouvoir d’achat et de ses fins de mois.



On l’avait annoncé : ce 26 mai, jour d’élections, sera un dimanche noir. Il l’a bien été. Le énième épisode d’une série entamée en 1991, qui n’aura donc connu qu’une seule interruption.

Certes, dans les grandes villes, Groen a tiré son épingle du jeu. Certes, le PTB-PVDA, pour la première fois de son histoire, a grappillé des sièges. Mais la Flandre ne connaît qu’un seul vrai gagnant : le Vlaams Belang.

Le vote massif en faveur du parti extrémiste est un vote de rejet. Bien des Flamands estiment avoir de bonnes raisons d’éprouver de la colère contre le monde politique, à moins que ce ne soit envers la société. Dans un certain sens, on peut les comprendre.

Cette colère peut s’expliquer de nombreuses façons. Par le traitement des questions de migration et d’asile, par exemple. Sous l’impulsion de la N-VA, le gouvernement a mené une politique musclée, doublée d’une communication souvent plus musclée encore. C’est ainsi que la droite radicale a été éveillée de sa catalepsie politique.

La suite ici  : Elections 2019 : La colère de 18% des électeurs flamands – DaarDaar

28.05.19

Istacec

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