«La culture est vivante grâce à des milliers de travailleur.euse.s»




300 personnalités francophones et flamandes du monde culturel belge signent une lettre appelant à « mettre en place avant l’été un état d’exception qui durera tant que nous ne pourrons pas reprendre le cours normal de nos activités. » Bien plus que quelques mesures clinquantes à court terme, il demande clairement et avec force un ensemble de décisions sur le long terme permettant aux travailleur.euse.s du secteur de faire leur métier et d’offrir à tous un accès à ces œuvres qu’ils écrivent, fabriquent, interprètent, produisent, diffusent. 


À l’heure du déconfinement et malgré les nombreux cris d’alarme adressés au gouvernement, le secteur culturel ne bénéficie d’aucune perspective concrète de reprise.

Voilà près de 60 jours que les milliers de travailleur·euses qui vivent de ce secteur en Belgique et dont nous faisons partie, ignorent dans quelles conditions et à quelle date ils pourront reprendre leur activité professionnelle. Depuis près de deux mois, ces travailleur·euses ont perdu des emplois, des engagements à venir, des revenus – le plus souvent sans aucune indemnité – et la Commission des affaires sociales ne juge toujours pas urgent de remédier à cela.

Que faites-vous des milliers de personnes dont la culture est le gagne-pain et qui n’ont d’autre choix que de rester chez elles en attendant que la catastrophe arrive ? Que faites-vous des millions de spectateur·trices, auditeur·trices, lecteur·rices, qui se voient déjà – et peut-être pour longtemps – privé·e·s des productions et événements culturels qui nourrissent leur quotidien ?

Nous fabriquons, écrivons, interprétons, produisons, diffusons les œuvres qui pendant ce temps de confinement ont aidé des millions de citoyen·ne·s à tenir bon. Dans un contexte d’incertitude et de solitude, c’est une contribution qui fait toute la différence.

Notre secteur souffre d’une précarité structurelle préexistante que nous n’avons cessé de dénoncer. Nous exerçons nos métiers dans un système qui est un puzzle de contrats discontinus, petits boulots complémentaires, débrouille, travail non rémunéré. Tous les films, spectacles, concerts, expositions, événements culturels ne continuent d’exister que parce que nous tenons de toutes nos forces ce secteur à bout de bras depuis des années

La suite ici  : Carte blanche: «La culture est vivante grâce à des milliers de travailleur.euse.s»

13.05.20

Istacec

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