« La déferlante évangélique »






Avec des groupes évangéliques extrêmement solides économiquement, une présence forte dans tout un pan de la population mondiale et une assise politique de plus en plus consolidée (Nkurunziza, Morales, Trump, Bolsonaro…), il est temps de prendre au sérieux le phénomène évangélique dans sa relation intime avec l’ultra-droite conservatrice et le néolibéralisme





L’entrée des groupes évangéliques en politique est désormais un phénomène mondial. Des Etats-Unis au Brésil, en passant par le Pérou, le Burundi, le Guatemala, Haïti et l’Ethiopie, petit tour d’horizon d’un nouvel acteur politique, ses assises sociales et économiques, les enjeux qu’il soulève et les dangers qu’il représente.

L’entrée des groupes évangéliques en politique est désormais un phénomène mondial. En février 2018, les élections au Costa Rica ont fait trembler le continent américain avec l’irruption d’un candidat chrétien fondamentaliste au second tour. En 2016, l’obsession des églises évangéliques colombiennes contre l’« idéologie de genre » [1]avait largement participé à l’échec des accords de paix dans ce pays. Aux États-Unis, les liens du président Trump et des Églises évangéliques est indéniable, autant que leur poids dans des décisions géopolitiques majeures comme celle de déplacer l’ambassade des Etats-Unis en Israel de Tel Aviv à Jérusalem. Le soutien évangélique à l’Etat d’Israël n’est d’ailleurs pas une exclusivité étatsunienne, mais se retrouve également en Afrique subsaharienne.

C’est avec l’élection de Jair Bolsonaro au Brésil que le monde semble prendre la mesure du poids politique qu’ont aujourd’hui les groupes évangéliques et de leur danger potentiel (l’élection de Jimmy Morales au Guatemala en 2015 avait été couverte, dans la presse française, plus du point de vue de l’humoriste élu que de l’évangéliste, marquant ainsi un certain aveuglement sur la dynamique en cours). La campagne de ce politicien brésilien d’extrême droite, alliant discours militariste intense et références bibliques, se fait l’écho d’une tendance générale à la poussée évangélique : 30 % des brésilien·ne·s déclarent aujourd’hui appartenir à l’une de ces Églises.

La suite ici :« La déferlante évangélique » : décryptage de la montée en puissance d’un fondamentalisme chrétien

4.11.19

Istacec

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