La dégressivité des allocations chômage, un mauvais calcul



 

 

L’économiste Bruno Coquet a recensé l’ensemble des travaux européens sur la question de la dégressivité des allocations chômages et a cherché à en tirer des tendances. Très peu confirment l’idée d’un soutien de l’emploi à travers une dégressivité, qu’elle soit souple, faible, généralisée ou ciblée. Contrairement à la pensée populaire, une constance des droits garantirait les meilleurs résultats économiques et sociaux et permettrait d’éviter les défaillances constatées dans un mécanisme par palier.

 

 


Cette logique est très simple à comprendre. On verserait les cotisations aux chômeurs pour une durée déterminée mais, au fur et à mesure que ces derniers mettraient du temps à retrouver une activité et un emploi stable, on baisserait leurs droits afin d’agir comme un coup de bâton, comme un accélérateur, comme un incitateur à la reprise.

Le même discours est sans cesse répété: le chômage ne serait que volontaire et se maintiendrait par la fainéantise et l’arbitrage rationnel des sans-emploi, motivés par les gains économiques des allocs et l’obtention de crédits supplémentaires de temps libre. Tout ne serait donc pas une question de mauvaise conjoncture ou de croissance en berne, de manque d’investissements du côté des entreprises ou d’une dynamique internationale faible mais seulement d’un aléa de moralité chez les chômeurs.

Mais en sommes-nous vraiment sûrs? Et si l’on mettait de côté nos idéologies et nos considérations politiques pour n’étudier que les faits, les études et les expérimentations scientifiques? Lorsqu’on réfléchit sur la situation et les choix des chômeurs, on sombre rapidement dans l’analyse subjective et on raisonne à partir de ce que l’on pense, de ce que l’on croit, on ne cherche qu’à confirmer ses préjugés.

La suite ici :La dégressivité des allocations chômage, un mauvais calcul

5.10.18

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.