La démocratie ? Comme un insecte, mais sur le dos






Bart De Wever a parlé d’or, le 26 mai au soir. « L’électeur a toujours raison. » Et plutôt deux fois qu’une. Déjà, parce qu’il est allé voter. Et puis parce que, comme le client, qui paie et est donc à ce titre roi, c’est sa voix, et uniquement la sienne, qui symbolise les réalités de son temps. Et c’est elle qu’il faut prendre en compte.



Le triple scrutin de dimanche ne peut dès lors se résumer aux constats affligés (« la vague brune » au Nord) ou aux propos des vaincus (« on reste premier » ou « on est toujours deuxième », ou « on perd moins qu’annoncé », etc.). Non, ces élections ont rappelé à tout le monde comment une démocratie fonctionne vraiment. Pourquoi elle peut se targuer d’être toujours une démocratie qui fonctionne vraiment. Et ce à quoi elle est contrainte pour rester une démocratie qui fonctionne vraiment. En ce sens, les élections du 26 mai, chez nous, et ailleurs dans l’Union, ont prouvé que cette démocratie y est toujours bel et bien resplendissante de santé et de vigueur.

Parce que tous ceux qui voulaient s’exprimer ont pu s’exprimer (90 % des électeurs se sont rendus au bureau de vote !).

Parce que leurs voix ont été prises en compte, même si le nombre de certaines d’entre elles n’a pas suffi à faire élire les candidats sur lesquelles elles se sont portées.

Parce que la diversification des votes démontre qu’il n’y a pas un modèle unique, une seule route, une opinion standardisée, une société uniformisée, des électeurs marchant tous au même pas.

Parce que si, aujourd’hui, un peu partout, les extrêmes sont de plus en plus plébiscités, ce n’est pas le résultat d’une machination mais le reflet d’un échec cuisant des adversaires de ces extrêmes.

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30.05.19

Istacec

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