La démocratie, en danger, doit se réinventer



 

 

 




Pour contrer la montée des régimes populistes, il serait temps de « remoraliser » la mondialisation et d’y inclure les peuples.

 




Le populisme ronge les démocraties libérales comme une épidémie. Il se nourrit de la contestation de la mondialisation libérale accusée de creuser les inégalités et de laminer les classes moyennes. Il prospère aussi bien dans les pays émergents que dans les anciens pays du bloc de l’Est ou dans les vieilles démocraties comme les Etats-Unis, fragilisant les principes sur lesquels elles s’étaient constituées. « Pour la première fois, la plus ancienne et puissante démocratie du monde a élu un président qui n’hésite pas à exprimer publiquement son dédain pour les principes constitutionnels les plus élémentaires », s’alarme Yascha Mounk, professeur de théorie politique à Harvard (Massachusetts), dans son livre Le Peuple contre la démocratie

Le phénomène est insidieux car, pour la plupart des chercheurs, le populisme ne peut être considéré comme une remise en cause de la démocratie. Il s’en réclame, au contraire, pleinement : profitant d’un contexte favorable, le « leader peuple » utilise le suffrage universel pour rétablir, à travers sa personne, la souveraineté populaire dans un combat dénonciateur de l’élite « corrompue » qui aurait capté le pouvoir à son seul profit.

Autour de ce schéma se greffent de multiples variantes : le populisme de droite aura tendance à associer l’autoritarisme et l’ethnicisme, le populisme de gauche à mettre l’accent sur les inégalités sociales mais, dans les deux cas, l’adversaire déclaré est la démocratie libérale.

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19.03.19

Istacec

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