La face cachée du prix fou des médicaments








L’immense élan de solidarité qui a permis aux parents de la petite Pia, 9 mois, de récolter près de 2 millions d’euros pour un médicament non remboursé en Belgique, pose la question du prix inoui de certains médicaments. Les prix ne semblent plus en lien avec le coût réel des recherches, de la production et de la commercialisation du médicament. « Dans la pratique, on a l’impression que dans certains cas les firmes demandent un prix qu’elles estiment que la société serait prête à payer »




Le Zolgensma est un cas particulier. C’est un prix qui relève des Etats-Unis où les tarifs sont généralement plus élevés que chez nous. Ce médicament n’a pas encore été évalué par l’Agence Européenne des Médicaments. Il n’est pas encore sur notre marché et il n’a donc pas de prix belge fixé.

Mais un prix aussi exorbitant interpelle. « On peut se demander dans quelle mesure la firme a basé son prix sur les coûts liés à la recherche et au développement, à la production et à la commercialisation. Dans sa communication, la firme semble plutôt indiquer que leur prix est basé sur la « valeur » estimée pour son médicament », explique Claire Huyghebaert, experte médicaments aux Mutualités libres.

Novartis, la firme en question, a ainsi comparé son médicament aux autres traitements actuels de cette maladie génétique pédiatrique qui affecte la petite Pia au même titre que 12 bébés par an en Belgique. Or le Zolgensma est un traitement unique (il est administré une seule fois) alors que les traitements existants sont des traitements à vie. Voilà une sacrée différence qui visiblement se paie les yeux de la tête.

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21.09.19

Istacec

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