La fin du néolibéralisme, et après ?


fin

 

 

Face à la tentation autoritaire et à la moralisation des plus pauvres, les démocraties doivent intégrer les initiatives citoyennes et les démarches autour d’une économie des communs. Partout dans le monde, des solutions émergent.

 


Le surgissement d’une contestation protéiforme dans les dernières semaines ne saurait être abordé comme une exception française. Dans de nombreux pays des formes d’expression très variées, voire contradictoires, s’attaquent toutes aux certitudes technocratiques. Les demandes ainsi formulées ne sont plus qualifiées d’irréalistes ou d’irresponsables comme il était d’usage, elles commencent à être prises en compte. C’est bien le néolibéralisme installé depuis quelques décennies qui est devenu insupportable et qui s’effrite désormais.

Toutefois, cette contestation de l’ordre économique peut déboucher sur la restriction de la démocratie. On le voit, au Brésil, aux Etats-Unis, en Italie ou en Pologne, il peut prendre la forme de démagogies extrémistes. Mais, on l’aperçoit dans d’autres pays américains et européens, il peut également emprunter la voie d’un brouillage des frontières entre acteurs privés et initiatives citoyennes, mélangeant responsabilité sociale des entreprises, capitalisme à but social, néophilanthropie et techniques de marketing visant le marché des plus démunis. Dans cette seconde option plus modérée, la domination n’en est pas moins renforcée, la compassion des puissants s’y substitue au débat public sur les inégalités.

La suite icihttps://www.liberation.fr/debats/2018/12/14/la-fin-du-neoliberalisme-et-apres_1697482

26.12.18

Istacec

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