La grève transnationale sera le genre humain





La décision de la plateforme de livraison Deliveroo de supprimer le tarif minimum pour une course a réveillé un mouvement de colère qui grondait déjà. Comme d’autres travailleurs de la nouvelle économie et les salariés de McDo avant eux, les livreurs réinventent les mobilisations collectives.



En plein cœur de l’été, les livreurs de Deliveroo ont entamé une grève perlée : à Toulouse, Nice, Besançon, Tours ou Paris, des rassemblements ont été organisés ces derniers jours pour protester contre la nouvelle tarification mise en place par la multinationale britannique le 29 juillet. Les rémunérations des courses les plus courtes baissent quand celles des plus longues – les moins rentables jusqu’à présent – augmentent. La firme a également supprimé le tarif minimum, jusqu’alors fixé à environ 4 euros. Résultat, certains livreurs disent toucher 2,70 euros pour une course qui, selon eux, en valait 4,50 euros auparavant.

La mobilisation actuelle en France est l’une des plus importantes de ces dernières années car elle s’inscrit dans la suite de grèves similaires en Espagne, à Londres et en Italie ces derniers mois, parties de la rue et poursuivies devant les tribunaux.

Des livreurs de ces pays européens ont obtenu devant la justice la requalification de leur contrat de travailleur indépendant en salarié. Un espoir important pour un secteur en mouvement, peu homogène et composé de jeunes précaires. Ces actions groupées à l’étranger ont fait l’effet d’un déclic pour les collectifs de livreurs français : et si la solution pour se battre contre une multinationale était d’organiser une coopération transnationale ?

La suite ici :https://www.liberation.fr/france/2019/08/06/la-greve-transnationale-sera-le-genre-humain_1744095

8.08.19

Istacec

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