La justice américaine reconnaît à nouveau le rôle du  Roundup  dans un cancer






La décision intermédiaire du jury américain est potentiellement dangereuse pour l’agrochimiste. En effet, le procès en cours devrait servir de référence à plus de 700 affaires similaires, regroupées au tribunal fédéral de San Francisco, et qui attendent d’être jugées.




Ce n’est pas encore un jugement définitif mais déjà, pour Bayer, une fort mauvaise nouvelle. Au terme de plusieurs jours de délibérations, un jury fédéral américain a estimé, mardi 19 mars, que l’herbicide Roundup avait été un « facteur substantiel » dans le déclenchement du cancer d’Edwin Hardeman.

Ce septuagénaire californien attribue son lymphome non hodgkinien (LNH, une hémopathie maligne du système lymphatique) à l’utilisation régulière sur sa propriété et pendant près de trente ans du célèbre désherbant commercialisé par Monsanto, société que l’Allemand Bayer a acquise en 2018.

C’est le premier procès du genre devant la justice fédérale américaine. En août 2018, c’était un tribunal de l’Etat de Californie qui avait condamné la firme agrochimique à verser 289 millions de dollars (253 millions d’euros) à Dewayne Johnson, un jardinier également atteint d’un LNH, jugement dont Bayer a fait appel.

Dans le cas de M. Hardeman, la décision du jury clôture la première phase du procès. Celle-ci était destinée à n’évaluer que les éléments scientifiques apportés par les experts des deux parties, afin de statuer sur la responsabilité éventuelle du Roundup dans la maladie du plaignant. La seconde phase, elle, examinera les manœuvres alléguées du fabricant pour influencer les agences réglementaires, peser sur la science et cacher la dangerosité du glyphosate, le principe actif du Roundup. Le jugement ne sera rendu qu’une fois cette seconde phase achevée.

La suite ici : La justice américaine reconnaît à nouveau le rôle du désherbant Roundup de Monsanto dans un cancer

21.03.19

Istacec

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