La libellule et la muraille


libellule

Croire que les états n’ont pas à se mêler de la stratégie d’entreprises comme Google, Facebook ou Amazon au motif que nous ne serions, justement, pas en Chine ou dans un pays communiste est aujourd’hui le triple aveu d’un dépassement, d’une impuissance et d’une incapacité à penser ce qui se joue réellement à l’échelle politique.


Au cœur de l’été. Une libellule. Et une muraille. « Libellule » (en anglais « Dragonfly ») c’est le nom de code du projet de Google pour retourner implanter une version censurée de son moteur de recherche en Chine d’après les révélations de The Intercept. En Chine, d’où la « muraille » du titre de ce billet.

Ce n’est pas la première fois – ni probablement la dernière – que Google et d’autres multinationales de l’internet négocient leur entrée sur le premier marché mondial au prix d’un renoncement à des valeurs qu’elles continuent très hypocritement de brandir dans les zones du globe plus démocratiques ou moins explicitement autoritaires.

Il y a déjà longtemps sur ce même blog je vous avais raconté dans deux articles (épisode 1, épisode 2), la première tentative de Google pour s’installer sur ce marché. Nous étions en Janvier 2006.


La suite ici : La libellule et la muraille.

23.08.18

Ana

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.