«La lutte des classes est remplacée par une politique de l’identité, exactement comme dans les années 1930 »






«L’abandon de la lutte des classes a été le prix à payer pour la sécurité et la dignité pour tous. C’est ce pacte-là que la globalisation a trahi.» L’écrivain danois Jens-Christian Grøndahl dénonce les discours populistes qui professent la haine au lieu de s’interroger sur les raisons structurelles des inégalités.




Partout sur le continent est colportée l’idée d’une opposition entre le peuple et l’élite. On néglige même le fait que l’élite politique d’une démocratie est élue par le peuple, que ses membres soient issus d’un milieu rural ou privilégié.

Il n’en va pas de même, bien sûr, pour les classes supérieures économiques. Si l’on est de gauche, on pense qu’elles ont davantage de pouvoir que les politiques. Si l’on est de droite, on pense la même chose.

La différence est que le populisme de droite désigne comme boucs émissaires les musulmans et les juifs plutôt que de s’interroger sur les raisons structurelles de l’inégalité. La lutte des classes est remplacée par une politique de l’identité, exactement comme dans les années 1930, quand le socialisme est devenu national et que la conscience de classe a été remplacée par le rêve de la pureté aryenne.

La suite ici :https://www.liberation.fr/evenements-libe/2019/05/13/la-lutte-des-classes-est-remplacee-par-une-politique-de-l-identite-exactement-comme-dans-les-annees-_1726173

15.05.19

Istacec

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