La mort du progrès nous laisse vides et angoissés


progrès

 

L’idée d’une amélioration infinie du bonheur humain grâce à la science, qui tenait lieu de religion laïque en Occident, a laissé la place à un pessimisme sombre.  Le succès fulgurant des «collapsologues» repose sur la conscience, devenue aiguë, de la crise écologique globale. Réchauffement climatique accéléré, océans de plastique, disparition des insectes, l’actualité des derniers mois livre tous les signes avant-coureurs d’une apocalypse imminente.

 

 


Genève, Grand Hôtel Kempinski, 10 décembre 2018. Les lumières de la Rade et du Jet d’eau coloré de bleu se reflètent en tremblotant dans la noirceur du lac. Derrière les baies vitrées du restaurant panoramique, un banquier privé, un professeur d’université, une doctorante en partance pour Harvard et le dirigeant d’une grande fondation romande devisent sombrement sur l’état du monde en compagnie de l’auteur de ces lignes.

Personne, ce soir-là, n’a le cœur de célébrer les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, prétexte à l’illumination en bleu du Jet d’eau. Ni l’opulence d’une civilisation parvenue à son faîte, que matérialisent bien les fastes du Kempinski. Même les actualités du moment, «gilets jaunes» ou affaire Maudet, ne suscitent qu’une attention distraite.

A la place, la conversation s’attarde sur un sujet plus grave: l’humanité va-t-elle d’abord succomber aux conséquences du réchauffement climatique, ou sera-t-elle supplantée en premier par l’intelligence artificielle ?

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6.01.19

Istacec

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